8e Concours international de piano d’Orléans 2008

Lauréats 2008 et F. Thinat © DR

Le 8e Concours international de piano d’Orléans a lieu du 25 février au 4 mars 2008 et a consacré Florence Cioccolani, Antal Sporck et Adam Marks comme les 3 finalistes de cette édition.

Le concours s’est prolongé avec plusieurs concerts de prestige : un donné en février 2009 par les deux premiers lauréats à la salle Cortot à Paris puis, un avec Florence Cioccolani et deux anciens lauréats (Wilhem Latchoumia – Premier Prix du concours 2006 et Toros Can – Premier Prix du concours 1998) le mardi 17 mars 2009. Parmi les œuvres proposées au concours : Bartok, Rachmaninov, Debussy et l’œuvre imposée d’Edith Canat de Chizy donnée en création mondiale par les finalistes avec la participation de Sasha Rozhdestvensky (violon), Marc Coppey (violoncelle) et Florent Héau (clarinette).

Dates :

Du 25 février au 4 mars 2008.

Programme & Règlement :

Tous les informations concernant le déroulé des épreuves et modalités de participations sont disponibles dans le Catalogue et le Règlement du concours.

Membres du Jury :

  • Pascal Devoyon – Pianiste, France / Allemagne – Président du Jury
  • Michel Decoust – Compositeur, France
  • Yoko Kubo – Compositrice et pianiste, Japon
  • Joséphine Markovits – Directrice artistique, France
  • George Rothman – Chef d’orchestre, Etats-Unis
  • Alicia Terzian – Compositrice, Argentine
  • Pierre Sublet – Pianiste, Suisse

Palmarès du Concours 2008 :

Retrouvez le palmarès du concours ICI

Commande du Concours :

Titre : BURNING, pour clarinette, piano, violon, violoncelle

Compositrice : Edith Canat de Chizy

Dédiée à Françoise Thinat, cette pièce est une commande du Concours International de Piano d’Orléans 2008, et sera créée à cette occasion le 4 Mars prochain. Nous avons avec Françoise Thinat beaucoup réfléchi à cette formation qui correspondait pour moi au désir d’écrire une œuvre comportant les mêmes instruments que le « Quatuor pour la fin du temps » d’Olivier Messiaen, clin d’œil au centenaire de sa naissance célébré cette année. La comparaison s’arrête là. Ma façon éruptive et violente de traiter ces instruments est loin de l’univers généralement extatique du quatuor de Messiaen. C’est une œuvre de musique de chambre où l’écriture de piano est traitée à importance égale de façon fusionnelle avec les autres timbres.

Burning trouve son origine et son enracinement dans l’univers de William Butler Yeats, poète irlandais mort en 1939, plus particulièrement des vers de son poème Vacillation :

C’est entre des extrêmes

Que l’homme va son cours.

Tisons, souffles de feu

Surviennent, qui détruisent

Ces puissances contraires

De la nuit et du jour

Univers imprégné de la tragédie de la révolution irlandaise : trois thèmes traversent la poésie mystique de Yeats : le feu, le chant, la joie, the  final joy. Le feu, l’éclair, consume pour une renaissance, le chant est cet espace privilégié d’une connivence entre l’absolu et le monde tel qu’il est, il en est la réconciliation. The final joy s’exprime par la danse, le rythme, qui est l’exaltation de l’instant, le triomphe de la vie.

Ainsi s’articulent les trois moments de cette pièce parcourue d’ostinatos, allant de la stridence à la mélodie, de la fulgurance à l’oscillation jusqu’à l’élimination progressive des éléments « pour que toutes choses s’effacent ».

Compositrice à l’honneur : Edith Canat de Chizy

Élue en 2005 à l’Académie des Beaux-Arts, Edith Canat de Chizy est la première femme compositeur à entrer à l’Institut de France. Violoniste de formation, Edith Canat de Chizy est licenciée d’Art et Archéologie et de Philosophie à l’Université de Paris-Sorbonne, et fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Paris. Elle étudie avec Ivo Malec, puis fait en 1983 la rencontre décisive de Maurice Ohana dont elle devient l’élève. Parallèlement, elle travaille l’électroacoustique au C.N.S.M. et dans le cadre du Groupe de Recherches Musicales.
Son œuvre a reçu de nombreuses récompenses, dont une distinction exceptionnelle pour son concerto pour violoncelle Moïra au Concours Prince Pierre de Monaco (1999) et le Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs de l’UNESCO pour son œuvre Yell (1990). En 1997/98, elle est accueillie comme « compositeur en résidence » à l’Arsenal de Metz. En 2000, elle est nominée aux Victoires de la Musique pour son concerto de violon Exultet.
Parmi ses œuvres les plus marquantes, il faut noter Canciones pour douze voix mixtes (1992), Le Tombeau de Gilles de Rais (1993) et Vivere quatuor à cordes n°1 (2000).  Son disque monographique Moving chez Aeon, consacré à certaines de ses œuvres pour cordes, a remporté un vif succès auprès du public (10 de Répertoire, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, **** Monde de la Musique), et en juillet 2003 son deuxième quatuor à cordes Alive était l’œuvre imposée au Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux. Son concerto pour alto Les Rayons du jour, commande de l’Orchestre de Paris, créé en février 2005 par Ana-Bela Chaves sous la direction de Christoph Eschenbach a été salué par la critique. La SACEM lui décerne en 2004 le Grand Prix de la Musique Symphonique.

Galerie :

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